ÇA SONNE BEN
Un petit mot pour conclure, pour vous remercier…

Réunir les connaissances que nous avons acquises en Arts et lettres au cours de ces deux dernières années dans un projet intéressant et original…Voilà l’objectif que nous avions en tête avant de nous lancer dans la création de Ça sonne ben. En s’associant avec la Boîte à Bleuets pour réaliser notre blog, nous avons eu la chance de vivre une expérience des plus enrichissantes. Même si nous savions être notées pour le résultat final de notre travail, il n’en demeure pas moins que nous avons pris un grand plaisir à effectuer les entrevues et, bien entendu, assister au pestaks! Comme quoi, le travail n’est pas seulement une question de rendement. Nous nous sommes mises dans la peau, le temps de quelques mois, de journalistes culturelles et nous avons développé notre esprit critique. Nous avons, certes, démontré notre intérêt pour chaque artiste qui est monté sur la scène de la Boîte à Bleuets cette saison, mais cela ne signifie pas que nous sommes gentilles! Nous avons réellement apprécié ces différents musiciens aux styles musicaux variés. Il est agréable de constater que le talent déborde, que la diversité musicale croisse au Québec. Sunny Duval, un chanteur et guitariste rock, Random Recipe, un groupe d’électro-pop, Fanny Bloom, une chanteuse qui combine le piano et l’électro, Bodh’aktan, un groupe de rock-folklorique, Les Vulgaires Machins, un groupe punk et Émilie Clepper, une chanteuse et guitariste folk…En voulez vous de la variété? En voici. Grâce à ce projet, nous avons découvert un intérêt pour de nouveaux sons, de nouvelles mélodies. Nous avons élargi nos horizons musicaux, en assistant à des pestaks qui ne nous auraient pas nécessairement attirées, si nous avions seulement aperçu leurs annonces sur les murs de la Boîte à Bleuets en sortant du pestak de notre groupe préféré. Et cela nous réjouit. 

Nous avons beaucoup aimé l’expérience que nous avons vécue et nous en sommes fières, puisqu’il n’était pas toujours aisé d’effectuer nos tâches. Interviewer un artiste que l’on admire peut être intimidant. Au final, nous avons appris plusieurs choses qui nous seront toujours utiles. Nous devions faire des recherches sur les différents musiciens pour écrire leurs biographies, téléphoner aux gérants d’artistes, organiser les entrevues, photographier les musiciens dans l’obscurité de la Boîte à Bleuets, modifier ces dernières sur Photoshop pour qu’elles soient parfaites et faire une critique des pestaks auxquels nous avons assisté. Cela nécessitait, tout de même, beaucoup de travail. Mais nous aimions faire tout cela, alors on ne considérait pas que c’était difficile.    

Merci de nous avoir suivi sur ce blog (si nombreux vous êtes) qui est désormais rempli d’informations et de vidéos enrichissantes culturellement!

                                         

Sophie Therrien et Joanie Fortin, étudiantes finissantes en Arts et lettres au Collège d’Alma.

Encore des photos! Celles-ci ont été prises lors du pestak d’Émilie Clepper. 

Pour vous, les photos du pestak des Vulgaires Machins!

Critique de pestak - Émilie Clepper

Née d’un père auteur-compositeur texan (Russell Clepper) et d’une mère québécoise, Émilie Clepper voyage depuis plusieurs années avec sa guitare. 

Elle s’est arrêtée à Alma, le 14 avril dernier, pour nous présenter les onze pièces originales qui composent son album folk-country What you see. Entre deux chansons, elle nous racontait son histoire, une histoire qui nous rendait envieuses, qui nous faisait dire tout bas « J’ai pas d’anecdotes comme ça à raconter, moi.». Elle nous parlait du désert, des cafés intimes que l’on retrouve en plein milieu de celui-ci, des musiciens qui se rencontrent à la croisée des chemins. Elle évoquait le Texas, mais elle parlait également de sa ville natale, Québec, où elle adore jouer. 

Dès son jeune âge, Émilie a été imprégnée d’une forte culture musicale pleine de références folk. Sa musique est donc sincère, mais aussi très mature. Elle ne réinvente rien et ne sort pas des terrains connus du folk-country acoustique. Toutefois, elle apporte une nouvelle fraicheur à ce style, entre autre avec sa voix chaude et rocailleuse qu’elle exploite à fond, et avec sa personnalité musicale prometteuse. Elle use avec talent des influences qu’elle a tirées de ses origines texanes. On peut dire qu’au Québec, elle est la digne représentante de la scène folk actuelle. 

Les morceaux proposés sur What you see évoquent les soucis, les angoisses, les amours, bref, la vie de l’artiste entre le Québec et le Texas. Elle nous a joué ceux-ci en compagnie de son bassiste Michel-Olivier Gasse (Vincent Vallières) et de son guitariste Rick Haworth (Beau Dommage, Daniel Bélanger, Paul Piché, et plusieurs autres), deux musiciens connus sur la scène québécoise.

Finalement, nous avons grandement apprécié le pestak d’Émilie Clepper. Son album est accessible, nous transporte au Sud des États-Unis et nous fait pénétrer dans un univers chaleureux où la musique n’est pas tachée par l’industrie. Sur scène, la jeune femme nous invite doucement à l’écouter, à se laisser bercer par sa voix et sa guitare.

                       

Le Folk au Québec

- Le terme « folk » englobe l’ensemble des musiques nées des mélanges culturels qui ont produit la culture américaine. Ses accents sont anglais, écossais, irlandais, africains et même est-européens. Son émergence en tant que genre musical se situe vers le début du 20e siècle, lorsqu’on migrait vers les villes, et c’est Woody Guthrie qui marque le ton urbain, communautaire et social du folk. L’avènement du rock l’éclipse, jusqu’à ce que Bob Dylan reprenne le flambeau, dans les années 1960. 

- Le folk est différent du country et de ses variantes (bluegrass, hillbilly, western swing…), qui ont des origines plus campagnardes. Le folk se concentre plus sur le texte. Lorsqu’on le pratique cependant, les deux genres se rejoignent souvent, en particulier chez les plus jeunes artistes, qui préfèrent l’appellation « folk » pour sa couverture plus vaste.    

- Evidemment, le folk est apparu au Québec grâce à l’influence américaine, tout comme le rock.   

- Ces derniers temps au Québec, un fort vent folk souffle. En entend de la guitare acoustique et lapsteel, de le contrebasse, du violon et d’autres sonorités classiques. En effet, on n’a qu’à parcourir la liste des nouveaux arrivants sur la scène québécoise pour le constater : Canailles, Les Revenants, Lisa LeBlanc, Joseph Edgar et, bien sûr, Émilie Clepper. Ceux-ci suivent Caloon Saloon, Chantal Archambault et principalement Bernard Adamus, dont le succès de l’album Brun (2009) représente la percée la plus importante de ce mouvement. 

- Si ces «folkies» suivent les traces des Seguin, Stephane Faulkner, Paul Piché, ainsi que d’autres précurseurs québécois, ils partent sur de nouvelles bases. Un bon exemple de ce mouvement est Avec pas d’casque, qui jette un regard très personnel sur le folk. Après tout, un artiste qui pastiche un son ne crée rien. 

- Depuis six ans, le Festival folk de Québec est un incontournable en matière de chanson folk actuelle. 

Voici notre entrevue avec Émilie Clepper, la dernière de la saison, toujours à la Boîte à Bleuets d’Alma!

Critique de pestak: Les Vulgaires Machins

Samedi le 7 avril dernier, la Boîte à Bleuets d’Alma nous offrait les Vulgaires Machins en pestak. Le groupe y était pour faire la promotion de son dernier album, un album acoustique. Aussi surprenant que cela puisse paraître, le groupe punk québécois par excellence nous a offert un pestak tout en douceur en nous présentant des nouvelles chansons ainsi que de bons vieux succès du groupe repris à la sauce acoustique.

Étant une fan invétérée, j’avais tout de même des appréhensions face à ce nouveau virage musical. Toutefois, ce fut avec un décor des plus minimalistes et symboliques et des chansons aux paroles fracassantes que nous a accueillit le groupe. Le but d’un album acoustique était au départ de mettre l’accent sur les paroles et non sur la musique et c’est avec brio que les Vulgaires ont relevé le défi.

En effet, l’ambiance du pestak était intime et parfois même émouvante. C’est à travers leurs propos crus qu’ils nous ont fait passer par toute une gamme d’émotions. Bien que les fans de punk auraient été probablement déçus, ceux qui adorent le groupe pour sa verve ont été servis. Comme toujours, les membres du groupe ont une bonne connexion avec le public et la salle a été très réceptive à ce cent quatre-vingt degrés musical.

Pestak à venir!!

Ne manquez pas le dernier pestak présenté à la Boîte à Bleuets cette saison, celui d’Emilie Clepper. Elle se produira sur la scène Almatoise le samedi 14 avril.

My Wonder- Emilie Clepper

Biographie Emilie Clepper

Emilie Clepper a grandi dans la ville de Québec. Sa mère est d’origine suisse et son père est un musicien Texan. Depuis son plus jeune âge, la jeune artiste est donc plongée dans la musique et ses racines folk ressortent fortement dans son art. Dès l’âge de onze ans, la jeune femme s’est mise à la guitare. 

Lorsque son père est retourné vivre dans sa ville natale, elle s’est mise à faire la navette entre Québec et Austin et c’est au cours de ces nombreux voyages qu’elle a fait la rencontre d’artistes, dont Joe Grass, qui ont nourri son inspiration et sa passion.

La jeune artiste avoue n’avoir jamais suivi de cours de guitare ou de chant puisque c’est plutôt son père et son frère qui ont participé à son apprentissage. Cette artiste autodidacte apprécie particulièrement la musique de Bob Dylan et de Paul Simon. En plus de produire de la musique à forte saveur folk, elle incarne aussi l’esprit de celui-ci: la jeune femme fait son chemin en toute simplicité accompagnée de sa guitare et de sa voix. En 2008, elle a lancé son premier album intitulé Things may come qui avait alors un son plus brut. C’est en 2011 qu’elle nous offre son deuxième album, What you see, dont le son est plus poli que celui de son premier album. C’est avec What you see qu’Emilie Clepper a trouvé une saveur qui lui est propre.

En plus des deux albums qu’elle a à son actif, elle a participé à plusieurs évènements musicaux d’envergure dont le Festival d’été de Québec et le Festival de Jazz de l’an passé.

Malgré son succès qui grimpe considérablement depuis les deux dernières années, la jeune musicienne tient à conserver son unicité et sa particularité, ce qu’elle appelle «son truc».